Le point sur les aides à l’accès à l’énergie

Le point sur les aides à l’accès à l’énergie

Jadis abordables, les tarifs de l’électricité et du gaz sont voués à augmenter fortement sur les années à venir. Ils représenteront donc une charge croissante dans le budget des clients, et en particulier des ménages les plus défavorisés. Pour adoucir la facture sur ces biens considérés « de première nécessité », le gouvernement a prévu plusieurs types d’aides. Passage en revue. Les tarifs sociaux de l’énergie Le Tarif de Première Nécessité (TPN, pour l’électricité) et le Tarif Social de Solidarité (TSS, pour le gaz) sont des réductions forfaitaires applicables directement sur la facture. Le TPN varie de 71€ pour une personne seule disposant d’une puissance de compteur réduite (3kVA), jusqu’à 140€ pour un ménage de 4 personnes et plus disposant d’un gros compteur (9kVA). A titre d’exemple, pour l’électricité, un ménage moyen doté d’un compteur de 6kVA et dont la facture annuelle s’élève à 650€, recevra une réduction de 131€, soit 20% du total. Le TSS varie quant à lui de 22€ pour une personne seule consommant moins de 1000 kWh/an de gaz, ce qui correspond à un seul usage de cuisson, jusqu’à 156€ pour un ménage de 4 personnes qui utilise le gaz comme énergie de chauffage. Les tarifs sociaux de l’énergie s’adressent d’abord aux bénéficiaires de la CMU, disposant d’un revenu fiscal de moins de 9325€ par an, et aux bénéficiaires de l’ACS, disposant d’un revenu fiscal situé entre 9325 et 12589€ par an. Pour compenser l’augmentation de la part de l’énergie dans le budget des ménages et réduire les effets de la précarité énergétique en France, le parlement a voté en novembre 2013 une loi qui...

Faut-il installer des panneaux solaires sur son toit ?

Qu’on les trouve esthétiques ou disgracieux, les panneaux solaires ont de plus en plus la côte sur le toits des Français. Et pour cause, l’investissement qu’ils représentent est facilement rentabilisé. Panneaux solaires ou photovoltaïques, le distinguo On distingue les panneaux solaires thermiques, qui ont vocation à piéger la chaleur, des panneaux solaires photovoltaïques, qui captent la lumière du jour et fonctionnent à la façon d’un générateur de courant continu. La première option, la plus simple, la plus accessible et aussi la plus répandue, consiste à raccorder son installation de panneaux thermiques à un chauffe-eau solaire individuel (CESI). Le CESI peut produire entre 50 et 70% de la consommation annuelle en eau chaude. Hors aides, cette installation coûte en moyenne 7500 euros. La deuxième option est d’installer un système solaire combiné (SSC), qui fonctionne à la façon d’une chaudière à la fois pour le chauffage et l’eau chaude. A titre d’exemple, une surface de 10m2 de capteurs solaires permet de couvrir entre 30 et 50% des besoins d’un logement de 100m2, et le SSC coûte en moyenne 20 000 euros à l’installation sans compter les aides. Dans les deux cas, les panneaux solaires ont une production intermittente et ne permettront pas à la maison d’atteindre l’autonomie, et il faudra conserver un approvisionnement complémentaire au gaz ou à l’électricité. Cependant le solaire thermique constitue une solution écologique et toujours rentable sur le moyen terme. L’autre possibilité, qui est envisageable en complément de la pose de panneaux thermiques, est la pose de panneaux photovoltaïques générateurs d’électricité. Le coût de cette technologie a baissé de 40% entre 2011 et 2014 sous l’effet des...
Faut-il opter pour un abonnement en base ou en heures pleines/heures creuses ?

Faut-il opter pour un abonnement en base ou en heures pleines/heures creuses ?

A l’inverse de l’option base, qui propose un prix du kilowattheure (kWh) constant dans le temps, l’option heures pleines/heures creuses d’EDF consiste en deux tarifs différenciés selon l’heure de la journée. Ce mécanisme a vocation à inciter les clients à reporter les consommations d’électricité qui peuvent l’être des heures pleines, quand le prix du kWh est plus élevé que celui de l’option base, aux heures creuses, quand le prix du kWh est plus bas. Une répartition presque égale en France Il concernait en 2011 11,7 millions de compteurs d’électricité, soit une petite moitié du total des habitations raccordées. Cette spécificité française a découlé du besoin de concilier la consommation d’électricité des ménages, par nature très variable, avec la composition du parc de centrales françaises, qui s’appuie aux trois quarts sur l’énergie nucléaire dont la production est peu flexible dans le temps. Les heures pleines correspondent donc aux moments de la journée où la consommation d’électricité est traditionnellement plus forte, et servent à lisser la demande afin d’éviter le recours à des moyens de production coûteux tels que les centrales thermiques. Une option variable… et non adaptable L’option heures pleines/heures creuses est aussi appelée tarif jour/nuit, car les heures creuses s’étendent le plus souvent sur une plage de huit heures, entre 23h et 7h du matin, et parfois sur deux plages distinctes de 6h30 la nuit et 1h30 en début d’après-midi. Cette configuration dépend des besoins du gestionnaire de réseau au niveau local, et ne peut être modifiée par l’usager. Pour savoir quelle option a été souscrite sur une ligne, le plus simple est de consulter le verso de la...