Un soutien gouvernemental pour le secteur photovoltaïque

Après l’éolien en mer, la ministre de l’Écologie va mettre en place de nouvelles dispositions pour favoriser le développement du secteur photovoltaïque et pour donner de la visibilité aux industriels. Ainsi, des appels d’offres pour des projets photovoltaïques ont été déjà lancés par le gouvernement depuis le début du mois d’août.

Appels d’offres : deux catégories distinctes

Les mesures prises par le gouvernement concernent en premier lieu toutes les infrastructures supérieures à 100 MWc (mégawatts-crête), soit environ 1000 m² de panneaux photovoltaïques. Dorénavant, toutes ces installations devront faire l’objet d’appels d’offres. Le premier appel portera sur l’installation de 120 MWc, viennent ensuite six projets trimestriels de 30 MWc chacun. Pour les installations moyennes (1000 à 2500 m²), le cahier des charges sera simplifié, et le critère de sélection sera priorisé sur le prix. Pour les grandes installations supérieures à 2500 MWc, des critères additionnels comme le projet industriel, la contribution à la recherche et l’environnement seront pris en compte. Les appels d’offres seront lancés à partir du mois de septembre pour cette seconde catégorie. Ils porteront sur l’installation de 450 MWc au total.

Des entrepreneurs mécontents

Face à cette mesure gouvernementale, des entrepreneurs mécontents se sont rassemblés dans le collectif TPAMPS (Touche pas à mon panneau solaire) au lendemain de l’annonce du moratoire de décembre. Ils  estiment que ces mesures ne sont pas favorables à une relance de la filière. En outre, les entreprises sont plafonnées à 500 MWc/an par le gouvernement avec le nouveau dispositif de régulation. Enfin, ce collectif estime que seuls les grands acteurs auront plus de chance de prendre part aux appels d’offres, aux dépens des TPE et PME très compétitives dans cette filière.

1 Comment

  1. Et une nouvelle usine à gaz ! Ce serait mieux : 1) de simplifier les conditions pour les particuliers, 2) de supprimer l’obligation d’intégration renforcée qui ne fait qu’augmenter le coût et baisser le rendement, 3) d’encourager la recherche sur le stockage. Enfin, le vrai coup de pouce pour les pros serait : 4) de leur permettre d’accéder à des contrats d’assurances réalistes (vérouillés pour les grandes compagnies ou à des prix délirants chez les autres), 5) de casser le monopole de raccordement d’ERDF pour les raccordements de particuliers, 6) de soumettre EDF aux mêmes contraintes de qualification et d’assurance, etc… que les petits installateurs pour qu’il y ait équité, 7) de valider une vraie formation qualifiante avec un label reconnu et obligatoire (QualiPV est sur la bonne voie).
    Les coûts d’install baisseraient d’eux-mêmes et tout le monde y gagnerait. Y compris le gouvernement qui pourrait baisser ses invests dans le réseau et le nucléaire, et la recherche sur le nucléaire au profit (enfin) du renouvelable. Et point 8, d’arrêter de se prendre le choux sur le bilan carbone des panneaux produits en asie : on ne se pose pas la question pour le téléviseur, les vêtements, les meubles, l’électroménager et tout ce que l’on importe. Je ne par le même pas des fruits importés d’amérique du sud en hiver… S’il y avait un certificat européen avec garantie minimale de performance, plus personne n’achèterait du panneau chinois.
    De grâce les énarques de tous poils, pour une fois : faites simple et efficace !

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