Un soutien gouvernemental pour le secteur photovoltaïque

Après l’éolien en mer, la ministre de l’Écologie va mettre en place de nouvelles dispositions pour favoriser le développement du secteur photovoltaïque et pour donner de la visibilité aux industriels. Ainsi, des appels d’offres pour des projets photovoltaïques ont été déjà lancés par le gouvernement depuis le début du mois d’août. Appels d’offres : deux catégories distinctes Les mesures prises par le gouvernement concernent en premier lieu toutes les infrastructures supérieures à 100 MWc (mégawatts-crête), soit environ 1000 m² de panneaux photovoltaïques. Dorénavant, toutes ces installations devront faire l’objet d’appels d’offres. Le premier appel portera sur l’installation de 120 MWc, viennent ensuite six projets trimestriels de 30 MWc chacun. Pour les installations moyennes (1000 à 2500 m²), le cahier des charges sera simplifié, et le critère de sélection sera priorisé sur le prix. Pour les grandes installations supérieures à 2500 MWc, des critères additionnels comme le projet industriel, la contribution à la recherche et l’environnement seront pris en compte. Les appels d’offres seront lancés à partir du mois de septembre pour cette seconde catégorie. Ils porteront sur l’installation de 450 MWc au total. Des entrepreneurs mécontents Face à cette mesure gouvernementale, des entrepreneurs mécontents se sont rassemblés dans le collectif TPAMPS (Touche pas à mon panneau solaire) au lendemain de l’annonce du moratoire de décembre. Ils  estiment que ces mesures ne sont pas favorables à une relance de la filière. En outre, les entreprises sont plafonnées à 500 MWc/an par le gouvernement avec le nouveau dispositif de régulation. Enfin, ce collectif estime que seuls les grands acteurs auront plus de chance de prendre part aux appels d’offres, aux dépens des...

Cinq nouvelles zones pour l’implantation d’éoliennes offshore en France

Le 11 juillet dernier, le ministère de l’Écologie a enfin donné son accord pour l’implantation d’éoliennes offshore en France métropolitaine. Par la suite, un appel d’offres a été lancé pour la construction et l’exploitation de plusieurs zones sur la façade maritime Nord-Ouest. Les candidats seront dévoilés officiellement en 2013 et le début des travaux va commencer en 2015. L’objectif de ce projet est d’atteindre une puissance installée de 6W en 2020 avec l’installation de 1200 éoliennes offshore. Ainsi, l’appel d’offres a été lancé sur le site de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) en ciblant la construction et l’exploitation de champs éoliens d’une puissance totale installée de 3 GW. Pour cette première étape, les candidats seront présélectionnés d’ici avril 2012 et le choix définitif sera effectué courant 2013. Un deuxième appel d’offres sera lancé en avril 2012 pour atteindre l’objectif final des 6 GW. Les cinq zones dédiées au projet Il s’agit des zones maritimes à proximité des communes de Fécamp (Seine-Maritime), de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et de Courseulles-sur-Mer (Calvados) où seront implantés des champs d’une puissance maximale de 500 MW chacun. Les surfaces occupées mesurent respectivement 88, 77 et 180 km. Les villes du Tréport et de Saint-Nazaire accueilleront des champs d’une puissance maximale de 750 MW chacune pour des aires respectives de 110 et 78 km. Les critères de sélection des projets sont basés sur : –          La qualité du projet industriel et social (40% de la note finale) –          Le prix d’achat de l’électricité proposé (40%) –          Le respect de la mer et de ses usages (20%) L’objectif de ces implantations d’éolienne en mer est de produire d’ici 2020 3,5% de la...