Argouges : les éoliennes de la discorde

Actuellement, la polémique autour d’une construction d’un parc éolien près du Mont Saint-Michel bat son plein. D’un côté, les opposants à la filière éolienne confirment qu’un permis de construire vient d’être accordé à ce projet. Ils avancent même l’hypothèse du déclassement du Mont Saint-Michel en tant que patrimoine mondial de l’UNESCO suite à l’installation d’éoliennes qui seraient visibles depuis ce site remarquable.

D’autres parts, le Syndicat des énergies renouvelables et sa branche éolienne, France Énergie Éolienne, démentent qu’aucune éolienne d’aucun parc ne sera visible depuis le Mont Saint-Michel. En ce qui concerne le parc d’Argouges, il se trouve à 19 km, le long d’une autoroute. Ce projet a eu un avis favorable de plus d’une vingtaine d’administrations et son permis de construire a été accordé par le Préfet de la Manche. Également examiné par la Commission des sites, le parc d’Argouges a fait l’objet d’une enquête publique, selon une réglementation légale. En revanche, les services de l’État recommandent au porteur de projet de réduire la taille des éoliennes pour qu’elles ne soient, en aucun cas, visibles depuis le Mont Saint-Michel.

À préciser que ce futur parc éolien d’Argouges comprend trois éoliennes, d’une hauteur en bout de pâle de 99 m et d’une puissance totale de 6,6 mégawatts. La question est : dans quelle circonstance un tel projet porte atteinte à l’environnement du Mont Saint-Michel ? Donnez votre avis

5 Comments

  1. Il convient de rappeler que le commissaire enquêteur a donné un avis défavorable pour le complexe éolien de 6 éoliennes d’Argouges – Le Canet.
    Le préfet de la Manche a refusé les permis de construire des 3 éoliennes du Canet pour cause de visibilité avec le Mt St Michel tout en signant les permis de celles d’Argouges situées à 1 km ! La polémique a été réduite au site d’Argouges. En réalité notre opposition provient du vaste programme d’implantation d’éoliennes industrielles sur la crête de 125 m dominant tout le pourtour de la baie du Mont. Nous en avons décompté 31 à ce jour. Ces éoliennes de 100 à 150 m seront parfaitement visibles du Mt St Michel. L’archange est à 170 m. Faites le calcul. Il n’y a pas d’obstacle visuel.

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  2. Le Mont Saint Michel est dans un écrin de nature. Ces machines clignotantes et tournoyantes sont-elles adaptées à cet endroit ?

    les vent-dales !

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  3. Cela se saurait si les promoteurs éoliens disaient la vérité … l’on voit leurs études tronquées, leurs photomontages tragi-comiques.

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  4. Le public, et les personnalités politiques avec lui, découvrent progressivement que les éoliennes n’apportent aucune solution énergétique vraie, mais sont un gouffre financier payé par les contribuables et les consommateurs (voir la taxe sur votre facture d’électricité intitulée pudiquement « contribution au service public d’électricité » et hausse de l’électricité de 40 % en cours !).

    Elles portent dramatiquement atteinte à l’environnement, par leur gigantisme, leur bruit, la destruction de nappes phréatiques ( fondations de 1 000 à 2 000 tonnes de béton), les destructions de la faune (oiseaux et espèces protégées comme les chauve-souris), les pollutions qui les accompagnent (faute de vent, il faut faire tourner des centrales à énergie fossile pour produire 75 % de l’électricité qu’on attribue aux éoliennes, donc émettre du gaz à effet de serre). Etant importées, elles ne créent pas d’emplois mais en détruisent dans des secteurs comme le tourisme.

    En terme d’habitat, elles sont une nuisance considérable pour les riverains (atteinte au cadre de vie, sentiment d’écrasement, bruit, flashes nocturnes, troubles du sommeil, danger d’accident lors de perte de pales et d’incendies – plusieurs cas déjà !-, ). Les tribunaux accordent pour ces raisons des indemnités aux riverains qui demandent réparation du préjudice subi, et les propriétaires constatent avec amertume des pertes de valeur de leur bien de 20 % à 40 % ! Et la distance de 500 mètres prévues par la loi entre les habitants et les éoliennes est notoirement insuffisante en raison des pressions exercées sur certains élus par le syndicat des promoteurs (SER).

    Tout ce mauvais commerce ne vit que par les mensonges entretenus par des industriels étrangers d’aérogénérateurs et des financiers peu scrupuleux pour entretenir des profits sans justification fondés seulement sur des rentes fiscales et des prédations sur le consommateur, mais en aucun cas sur des pratiques vertueuses qui généreraient diminution des gaz à effet de serre, innovation technologique et emplois. Celà est d’autant plus regrettable que les fonds détournés pourraient être particulièrement utiles sur des filières d’économies d’énergies porteuses d’emplois comme les pompes à chaleur ou l’isolation des bâtiments.

    Le cas du Mont Saint Michel est emblématique : pour un profit financier sans retour pour la population, le SER défend un projet qui menace d’encerclement un site millénaire et porteur des plus hautes valeurs culturelles et paysagères du pays. Il ne fait aucun doute que des éoliennes de 100 mètres de haut sur des falaises de 120 m dépasseront de loin la hauteur de l’archange qui n’est elle que de 175 mètres ! Ceci illustre par quels mensonges on abuse le public en lui faisant croire que des arbres de 30 mètres peuvent dissimuler des tours clignotantes que n’ont pas même les plus grands aéroports mondiaux ! On n’est pas étonné dans ces conditions de constater toutes les tromperies dont les riverains sont victimes pour leur extorquer des contrats d’installation…

    De quoi honnir les éoliennes ! Il est, hélas, souvent trop tard quand le mal est fait !

    Voir aussi : http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2010/12/30/cercle_32586.htm

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  5. La part commerciale et même lucrative des énergies renouvelables (si l’amortissement des investissements était rapidement réalisé) est incontestable. Mais pas plus contestable que le commerce qui fut fait autour du charbon, du pétrole, et autour de tout ce qui a pollué la planète. Aussi pour sortir de la spirale sans fin de la pollution faudrait-il peut-être finir par admettre que les éoliennes (comme les panneaux solaires) doivent faire partie des paysages terrestres.

    Faut-il maintenir outrageusement pour la planète le nucléaire avec ses déchets dangereux pour l’éternité : ce que j’appellerais polluer la planète de manière dure et masquée.

    Faut-il maintenir la combustion des énergies fossiles (charbon, bois, pétrole,…) au risque d’aggraver toujours plus la production de CO2 : ce que j’appellerais polluer doucement et sûrement la thermodynamique de l’atmosphère terrestre. Avec des conséquences que l’on commence à subir et qui sortent carrément de nos champs de maîtrise.

    Faut-il continuer à investir dans les dernières réserves mondiales de gaz ? C’est à dire dans des infrastructures coûteuses (à cause des matériaux et de l’entretien requis ) et sans véritable avenir. D’autant que les risques d’explosion sont toujours présents surtout chez le particulier qui a toujours du mal à intégrer la nécessité d’avoir une installation parfaite et parfaitement entretenue.
    C’est ce que j’appellerais polluer par le risque et par l’accident : jusqu’à présent en France, j’ai pu observer une bonne vingtaine de catastrophes dues au gaz.

    […]

    Entre des déchets radioactifs pour l’éternité, le spectacle de nouveau corons bien connus dans le passé, les risques domestiques et même industriels liés aux gaz, le changement climatique provoqué par la surabondance de CO2 entraînant des catastrophes, je choisis la pollution visuelle calculée et concertée.

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